Bienvenue dans votre « Boîte à Outils », ressource pour la moto et le voyage en tout-terrain, l’aventure et l’assistance médicale. Explorez des conseils pratiques, des guides et autres ressources essentielles pour enrichir votre expérience.

Sommaire

Comment se préparer pour un raid ou un voyage à moto ?

Partir en reconnaissance de traces pour s'entraîner

Moi qui vis en Haute-Savoie, je peux vous dire que c’est souvent compliqué de trouver des chemins autorisés pour nos chères motos ! 

Alors voici comment je m’y prends pour essayer de découvrir de nouveaux endroits pour rouler en enduro.

Je ne suis pas adhérente au Codever mais j’ai vu qu’ils envoient leur guide (qui regorge à priori de conseils précieux) en cas d’adhésion (celle à 50€ pour l’année).

En attendant de me décider, voici comment je procède :

Sur le téléphone : 

J’utilise l’application OsmAnd pour créer et utiliser la trace. Je cherche en général les chemins en tirets noirs dans la zone qui m’intéresse.

Pour voir si c’est carrossable je bascule sur l’appli IGN rando ou sur le site Visu GPX avec la carte IGN Top 25, qui permet aussi de se rendre compte du dénivelé (avec les courbes de dénivelés) et d’avoir un aperçu satellite en utilisant la carte satellite.

Mais je trouve qu’Osmand est plus lisible au premier abord alors je commence par là pour me faire une idée du trajet. 

Sur PC :

C’est quand-même beaucoup plus pratique ! 

J’utilise la version payante de Visu GPX. Je l’utilise soit pour créer ma trace directement, soit pour modifier une trace importée depuis le téléphone. La fonction « routage » est super pratique et permet de tracer la trace rapidement. Je choisis le « routage VTT » pour que les chemins choisis se rapprochent au mieux de ceux qui me concernent.

Je superpose aussi le cadastre à la carte IGN pour vérifier que les chemins empruntés soient bien publics (entrée et sortie de chemin non fermées par un trait sur le cadastre).

Je n’aurai plus qu’à ouvrir VisuGPX sur mon téléphone, ouvrir la trace depuis mon espace compte et enfin la télécharger sur le téléphone.

Sur le terrain :

Une fois les repérages virtuels effectués, il ne reste plus qu’à tester sur le terrain pour voir quels panneaux se trouvent sur notre chemin. 

Il faut se préparer à faire demi-tour et trouver des variantes en cours de route (d’où l’intérêt selon moi de premières reconnaissances sur le terrain à vélo pour que ce soit moins galère).

Dans tous les cas si vous avez un GPS vous pouvez le prendre avec vous pendant la première balade sur la trace, pour enregistrer le trajet fait avec les demi-tours et variantes. Il ne restera ensuite plus qu’à importer la trace dans Visu GPX par exemple pour pouvoir la mettre à jour facilement. 

Vous aurez ensuite la trace définitive testée et approuvée !

Entraînement physique

Cette année j’ai bien compris qu’il était indispensable d’entretenir sa condition physique pour la pratique de l’enduro ! 

Quand la fatigue s’accumule je fais tomber la moto plus « facilement » ce qui grille encore plus de calories et augmente la fatigue… donc mieux vaut ressentir cette fatigue le plus tard possible !

J’ai axé mon entraînement sur l’endurance et le renforcement musculaire (bras, jambes, abdos, ou exercices pour l’ensemble du corps). 

Pour l’endurance, rien de tel selon moi que le footing, mais comme je trouvais souvent une excuse pour ne pas y aller (la météo, les autres choses à faire, l’absence de terrain plat à proximité de la maison..) j’ai fini par acheter une corde à sauter (avec compte tours ! Important pour comparer les séances). 

Pour le renforcement musculaire je suis tombée sur une appli gratuite que je trouve très bien faite : « 30 days fitness at home »

Elle permet de choisir quels groupes musculaires on veut travailler et propose des programmes de 30 jours pour plusieurs niveaux de difficultés. 

Conseils pour le voyage et le tout-terrain

Techniques pour sortir le 4x4 du sable

  • D’abord essayer de dégonfler les pneus pour voir si ça suffit pour ressortir. La plupart du temps ça suffit… Si vous n’avez pas de manomètre sous la main : compter le même nombre de secondes pour chaque pneus (max 50 sec je dirai si le sable est vraiment très meuble)

Si ça ne suffit pas :

  • Creuser le sable soit devant les 2 roues AV si on veut partir en marche avant, soit derrière les 2 roues arrière si on veut sortir en marche arrière
  • Sortir les plaques et les mettre là où on a creusé
  • Essayer de sortir
  • Penser à récupérer les plaques !! Tip : les plaques en métal s’enfoncent nettement moins dans le sable que les plaques en plastique… plus pratique pour les retrouver…

En cas de panne en dehors de la trace

  • Revenir sur la trace à pieds si elle n’est pas loin et que le GPS fonctionne et attendre (à l’ombre si possible) que le fermeur ou quelqu’un d’autre arrive OU rester à côté de sa moto équipée de la balise Owaka qui nous fournit un point GPS.
  • NE PAS partir seul à travers les dunes avec une réserve d’eau limitée même avec un GPS.

En cas de fuite du radiateur

Il y a plusieurs solutions pour se dépanner avant de le réparer :

  • Faire une grande réserve d’eau et remplir régulièrement le réservoir de liquide de refroidissement.
  • Acheter un produit à mettre dans le radiateur pour combler le trou (ne marche qu’en cas de petite fuite). Il faut démarrer la voiture et rouler tout de suite après l’avoir mis pour pouvoir faire circuler le produit de façon uniforme. 
  • Il paraît que le blanc d’oeuf marche aussi… 

Circuler sur les routes Mauritaniennes

La « fiche », précieux sésame pour circuler « tranquillement » !
En Mauritanie, on nous a demandé je ne sais combien de fois de donner la précieuse « fiche » qui contenait le nom de tous les participants, les immatriculations des véhicules, les numéros de Passeport, les adresses… 
A chaque entrée et sortie de village on devait la montrer, jusqu’à épuiser le stock que Denis avait imprimé avant de venir. 
On en riait même à la fin en se demandant ce qu’ils pouvaient bien en faire…

Assistance Médicale sur le Terrain

Conseils médicaux

Ces conseils sont issus du site des A.M.I.S Enduro et de ma propre expérience. 

Trousse de premiers secours à porter sur soi en roulant

Voici une liste non exhaustive de ce qui paraît indispensable à avoir sur soi. Elle est à adapter à vos ATCD personnels. Si vous avez des problèmes de santé particuliers, consultez votre médecin traitant avant de partir, il vous conseillera, et prescrira si besoin, les médicaments nécessaires à votre voyage.

Privilégiez un contenant léger et solide. 

  • Paracétamol 
  • Ibuprofène (sur ordonnance)
  • Tramadol (sur ordonnance)
  • Bétadine dermique 5% : 2 dosettes de 10 mL
  • Sérum physiologique: 2 dosettes
  • Bande Coheban : 1 rouleau
  • Sparadrap : 1 rouleau (pas indispensable… vous aurez sûrement du scotch dans votre trousse à outils)
  • Compresses stériles 7,5cm X 7,5cm : 3 paquets de 5
  • Couverture de survie :

    pour rafraîchir le pilote, le côté argenté devra être dirigé vers l’extérieur (vers le soleil). A l’inverse, pour tenir chaud au pilote, c’est le côté doré qui devra être orienté vers l’extérieur.

Moyen mnémotechnique : imaginez le côté argenté comme un miroir : tourné vers l’extérieur, il repoussera la chaleur du soleil vers l’extérieur. A l’inverse, orienté côté pilote, il réfléchira sa propre chaleur et la lui renverra. 

Pour Eviter d'avoir des ampoules

Quand je suis partie au Raid Passion Désert j’ai rapidement découvert le problème des ampoules ! En effet, dès la fin du deuxième jour (et encore, je n’ai roulé que la moitié de la première étape), les paumes de mes deux mains en étaient recouvertes. 

Je n’avais pas du tout anticipé ça ! Je ne referai pas cette erreur !

Il existe trois principales solutions pour éviter leur apparition :

  • Mettre des sous-gants en néoprène ou de l’Elastoplast sur les zones de frottement, tous les jours.
  • Mettre des poignées en mousse pendant toute la durée du raid/voyage.
  • Ne pas être trop crispés sur le guidon… mais ça c’est une autre histoire…

Le "coup de chaleur d'exercice" ou "Hyperthermie maligne d'effort"

C’est une pathologie que je redoute, que ce soit lorsque je médicalise une course d’enduro, ou quand je roule sous de fortes chaleurs.

Elle correspond à une augmentation extrême de la température centrale du corps, suite à un effort musculaire intense, pouvant aboutir à une défaillance multi-viscérale. 

C’est comme si le corps surchauffait et n’arrivait plus à réguler sa température suite à l’effort fourni. 

C’est une urgence vitale. 

Facteurs favorisants :

  • Effort physique intense et prolongé
  • Conditions climatiques : chaleur élevée, humidité de l’air, absence de vent
  • Equipement vestimentaire mal ventilé
  • Prise de médicaments ou consommation d’alcool

Prévention :

  • Vêtements légers et aérés
  • hydratation régulière avec de l’eau associée ou non à des compléments ioniques (sel, potassium, calcium, glucides).
  • Gérer son effort
  • Savoir s’arrêter
  • Lutter contre la chaleur et la déshydratation : chèche sur le visage, rouler debout en écartant les coudes.

Signes cliniques : présentation spectaculaire survenant au cours de l’effort, associant :

  • Détresse neurologique (perte de connaissance, coma, convulsions)
  • Détresse cardiovasculaire hypovolémique (déshydratation) avec :  tachycardie, hypotension artérielle ,hyperthermie ( supérieure à 42 °) 
  • Signes cutanés : absence de sudation, peau brûlante
  • Signes musculaires : masses musculaires tendues, douloureuses, dures à la palpation (à différencier des crampes)

Conduite à tenir : Urgence vitale

  • Par le premier témoin :

Réfrigération par tous les moyens à disposition immédiate :

    • déshabillage
    • mise à l’ombre
    • mise en courant d’air par système « éventail » (dans les erg c’est sur les bosses et pas dans les trous)
    • aspersion ou brumisation d’eau pour favoriser l’échange thermique (vaut mieux laisser un tee shirt qu’asperger la peau nue, c’est la technique de pompe à chaleur) ; à ce stade on ne peut pas faire boire (troubles de conscience)
    • application de glace sur les gros troncs artériels (l’idéal mais le moins disponible sur le terrain hormis les packs cryogéniques)
  • Par le premier médical :

Remplissage vasculaire (phase pré hospitalière), perfusion de solutés isotoniques (environ 1.5 l la première heure), avant évacuation vers un milieu hospitalier

Une idée du système de soins en Mauritanie

  • L’ambulance qui est venue sur place était celle « affiliée » à l’hôpital (espagnol) de Chinguetti, public ;  l’autre était privée, dépendante de l’hôpital (américain) de Ouadane. Une fois cette ambulance « publique » mobilisée pour emmener le premier blessé à Atar, il a fallu négocier pour pouvoir utiliser l’autre ambulance jusqu’à Chinguetti. On devait avoir l’accord du médecin chef de l’hôpital de Ouadane, mais il était absent pour 2 jours et était injoignable. Le médecin du dispensaire ne pouvait rien y faire. Finalement Momo a passé un coup de fil et on a eu l’ambulance… Il nous a encore bien aidé (c’est lui qui avait guidé la première ambulance à notre point GPS dans les dunes).
  • Il n’y avait pas de morphine disponible sur place, ni au dispensaire, ni à l’hôpital de Chinguetti. J’avais laissé des antalgiques à mon blessé, ils ne lui donnaient que du Doliprane.
  • Les patients n’ont pas de repas prévus donc si personne n’emmène rien, ils ne mangent pas.

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